Un jour, Une histoire du 12 Mai

Publié le 12 mai 2015

Jean Dubuffet, originaire du Havre, est  un peintre, sculpteur et plasticien français.

Il est le premier théoricien d’un style d’art auquel il a donné le nom d’« art brut ».

La première « exposition marquante » dans Paris libéré est celle de ses œuvres alors qu’il n’est encore qu’un peintre inconnu, provoquant un véritable scandale. Il est aussi l’auteur de vigoureuses critiques de la culture dominante, notamment dans son essai Asphyxiante Culture qui crée une polémique dans le monde de l’art. À l’occasion de la première exposition de sa collection d’art brut qu’il organise en 1949, il rédige un traité L’Art brut préféré aux arts culturels.

C’était l’artiste français le plus contesté et le plus admiré de l’après-guerre. Il devient l’inspirateur de nombreux artistes, adeptes de « l’art autre », variante de l’art brut.

Son œuvre est composée de peintures, d’assemblages souvent qualifiés à tort de collages, de sculptures et de monuments dont les plus spectaculaires font partie d’un ensemble, L’Hourloupe ainsi que des architectures : la Closerie Falbala et la Villa Falbala .

 

Sa collection personnelle, la Collection de l’art brut qui regroupait depuis 1945 des artistes découverts dans les prisons, les asiles, des marginaux de toutes sortes, alors propriété de la Compagnie de l’art brut fondée en 1948, aurait dû rester à Paris.

Il se fâchait souvent avec son entourage. Avant la mort de Dubuffet le 12 mai 1985, Jean-Louis Prat avait eu toutes les peines du monde à organiser la rétrospective de cent cinquante tableaux de l’artiste, qui se tiendra finalement du 6 juillet au 6 octobre à la Fondation Maeght.

En revanche, il était généreux, comme en témoignent ses amis Alexandre Vialatte, Alphonse Chave Philippe Dereux, et les nombreuses donations qu’il a faites de son vivant, entre autres, un ensemble de vingt et un tableaux, sept sculptures et cent trente deux dessins au Musée des arts décoratifs de Paris provenant de sa collection personnelle.