Un jour, Une histoire du 18 Novembre.

Publié le 18 novembre 2014

Sainte Aude de Trémazan vivait au début du VIe siècle. Elle était la fille de Golon, seigneur de Trémazan, à l’Ouest du pays  en Bretagne, fille d’Honorius, prince de Brest, descendant du roi Bristocus. Aujourd’hui c’est sa  Fête

Vers 520, Aude perd sa mère. Son père se remarie avec une noble dame de Bretagne . Après huit années de mauvais traitements, Gourguy quitte le domicile paternel pour la cour du roi. Aude reste parce qu’elle a décidé de se vouer à la prière. Sa belle-mère lui impose toutes les tâches domestiques les plus pénibles et prend un malin plaisir à l’éloigner de l’office divin célébré dans la chapelle du château. Puis elle écarte un à un tous les jeunes gens qui veulent épouser la fille de Golon. Elle décide même d’envoyer Aude travailler dans une métairie retirée. Mais la sainte est contente : elle pouvait continuer de  prier autant qu’elle veux tout en travaillant et sans être dérangée.

Un 18 novembre 545, elle aperçoit au loin un jeune homme courir vers elle, fou de rage et  il la décapite, là, où se trouve aujourd’hui la fontaine Sainte-Haude. Elle a tout juste le temps de reconnaître son frère et de prier pour lui, puis elle meurt. Plus tard, Haude apparaît dans la salle du château, tenant sa tête dans ses mains. Après l’avoir replacée sur son cou, elle se tourne vers sa belle mère et lui reproche ses perfidies. Comme celle-ci ne voulait pas s’amender, elle fut prise de violents maux de ventre et se vida de ses intestins avant d’être foudroyée par un éclair divin. Pour son geste criminel Gourguy fit pénitence pendant quarante jours, sous la direction de saint Pol Aurélien qui changea son nom en Tanguy et le fit moine Il devint lui aussi un saint et fonda l’abbaye de la Pointe-Saint-Matthieu.

On dit que les lieux ont gardé la mémoire de l’événement par les fleurs rouges qui y poussent.