Un jour, Une histoire du 11 Mai

Publié le 11 mai 2015

Eugène-François Vidocq, originaire d’Arras dans le Nord Pas de Calais, était un policier avant d’être aventurier et détective français. Il est le père de la police judiciaire ainsi que le fondateur de la toute première agence de détective privé de l’histoire.

François Vidocq commet divers larcins au cours de son enfance. À l’âge de 16 ans, il quitte Arras après avoir volé ses parents. Il est par la suite arrêté et s’engage dans l’armée révolutionnaire avant de déserter. Il poursuit alors une vie aventureuse de voleur et d’escroc entre Paris et le nord de la France.

Il est ensuite incorporé dans la chaîne de Brest, un groupe de forçats destiné au bagne.  Il tente plusieurs fois de s’évader avant d’être envoyé au bagne de Toulon. De là, il parvient à s’échapper, ce qui lui vaux un respect inéglable.

En 1809 il propose ses services d’indicateur à la police de Paris.

Le préfet le place officieusement à la tête de la Brigade de Sûreté, un service de police dont les membres sont d’anciens condamnés et dont le rôle est de s’infiltrer dans le « milieu ». Excellent physionomiste, il repère, même grimée, toute personne qu’il a préalablement dévisagée. Il excelle lui-même dans l’art du déguisement.

Ses ennemis se trouvent dans la pègre mais aussi au pouvoir. Par deux fois, ses supérieurs le font démissionner. Plusieurs personnes arrêtées par Vidocq l’accusent d’avoir monté les coups pour ensuite arrêter ceux qui y ont participé et, de cette manière, prouver son efficacité dans la lutte contre le crime.

En 1833 il fonde le Bureau de renseignements pour le commerce, la première agence de détectives privés, qui fournit aux commerçants, des services de renseignement et de surveillance économique.

Âgé de 81 ans, François Vidocq meurt des suites du choléra, le 11 mai 1857.

Vidocq reste encore aujourd’hui une figure emblématique en France, on le retrouve également dans des romans, des séries ou même des films.