Expo « Retours de mer »

Publié le 11 août 2013

Retours de mer, un voyage autour des œuvres du musée qui nous conte l’histoire des relations ambivalentes de l’homme à la mer, entre effroi et fascination, curiosité et repli sur soi. Au musée des beaux-arts de Dunkerque.

À l’occasion de Capitale régionale de la culture, Dunkerque 2013, le musée des Beaux-Arts a invité Jean Attali, philosophe, en tant que commissaire-scénariste de sa prochaine exposition : Retours de mer. Celle-ci sera inaugurée le 5 octobre 2013 et sera présentée jusqu’au mois de janvier 2015. Une partie de l’exposition sera accessible au public à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

Si la plupart des œuvres et objets exposés proviendront des collections du musée, l’exposition sera enrichie, ponctuée et rythmée par des œuvres empruntées à des institutions publiques ou privées (musées, galeries,…), à des artistes ou à des collectionneurs. Des objets ethnographiques, des peintures et sculptures anciennes, des documents historiques,… seront magnifiés par la présence d’œuvres contemporaines.

Le sujet principal est la mer, dont le thème est tendu entre deux pôles. Le premier, la Tragédie, évoque la tempête, le combat naval et le naufrage. Les épisodes historiques de la guerre maritime et de la course ont fait de la Manche et de la Mer du nord le théâtre d’actions mémorables dont la peinture et la littérature ont laissé d’illustres témoignages : Dunkerque y joua son rôle, parfois central. Plusieurs chefs d’œuvre de Louis Garneray seront exposés, lui qui fut à la fois marin, littérateur, grand peintre – et même conservateur de musée à Rouen.

Une toile de très grand format, peinte par Valérie Favre, sous le titre Les Restes de la Méduse (1997), sera présentée, l’artiste y proposant une interprétation personnelle du Radeau de la Méduse, chef d’œuvre de Théodore Géricault, au XIXe siècle. La toile est accompagnée d’une vidéo en forme d’auto-portrait où l’artiste se fait le témoin des naufrages humains.

Un second pôle est celui de l’Elégie : il évoque l’érosion de l’amour à travers les épreuves de la vie, celles-ci advenant et se répétant à travers diverses figures mythologiques,. Sous ce thème, une séquence du film d’Alain Resnais, Je t’aime, je t’aime (1968), dont le titre fait allusion à Salammbô, le roman de Flaubert, sera associée aux évocations exotiques de l’orientalisme. D’autres œuvres, romantiques, illustreront les positions esthétiques antagonistes de la fantasmagorie orientaliste et du réalisme. Les variations du sentiment se déclineront devant la mer et son horizon, ou bien après le voyage du retour.

La Vague, peinte par Gustave Courbet (1869), sera l’un des pivots de l’exposition. Juste avant elle, nous accueillerons, dans un espace spécialement construit pour elle, l’œuvre de l’artiste finlandaise Eija-Liisa Athila : Fishermen / Etudes n° 1, qui fut présentée lors de la rétrospective du Jeu de paume, en 2008. Le propos de l’exposition sera amplifié et sa signification profondément éclairée par une importante collection d’œuvres et d’objets de grande valeur anthropologique. À travers un dialogue entre le passé et le présent, entre l’art vidéo et la peinture, mais aussi tout au long d’une série d’œuvres et d’objets légués par des navigateurs ou des collectionneurs, l’exposition considère l’histoire des rapports des hommes et de la mer dans une perspective postcoloniale.

Si vous voulez plus d’info sur cette expo :

Musée des Beaux-Arts
Place du Général-de-Gaulle
59140 Dunkerque
TL 03.28.59.21.65