Dunkerque : enquête pour mieux gérer la présence des goélands

Publié le 22 juillet 2014

goelands articleEn mai dernier, un bureau spécialisé a été mis en place par la mairie de Dunkerque pour faire une grande enquête sur la présence des goélands dans la ville. Le but, c’est de mieux connaître ces oiseaux pour pouvoir agir et essayer d’améliorer notre cohabitation avec eux.

Parce que, bon, les fientes, les cris, les frayeurs quand ils nous frôlent… Bref, les goélands peuvent être bien enquiquinant même si, apparemment, ils sont moins nombreux que l’an dernier !

Cette fois, la ville de Dunkerque a fait appel à un bureau spécialisé de l’institut scientifique et technique de l’animal en ville pour prendre à bras le corps les différents désagréments que nous rencontrons avec les goélands. Des techniciens sont en ville depuis le mois de mai (c’est le tout début de la période de nidification) et ils étudient attentivement les comportements de l’animal.

Pour aider la ville de Dunkerque à avancer sur le sujet, un questionnaire mis en ligne sur le site Internet de la ville. Vous y êtes invité à contribuer à cette enquête par le biais de témoignages qui seront très précieux aux techniciens pour évaluer la présence des oiseaux dans la commune.

Pour info, des membres de la police municipale vont se rendre chez des habitants qui se sont plaints des nuisances pour effectuer des relevés « sonométriques » qui auront lieu la nuit. Quatre foyers dunkerquois seraient volontaires pour participer à cette partie de l’enquête.

Au final, ces recherches servent à actualiser les données sur les goélands, mais elle vont surtout servir à récolter les informations nécessaires pour pouvoir demander la permission d’agir et c’est pas rien, car rappelons que ces espèces sont protégées !

Ce qui risque d’arriver (en tout cas, c’est le plus probable) c’est la pose de piques ou de filets sur les toits. L’idée, c’est d’inciter les oiseaux à nicher vers des zones de replis qui seront, bien sur, éloignées des habitations.  Il faudra agir et faire de la prévention pour que les goélands aient moins de sources d’alimentation, c’est-à-dire lutter contre ceux qui pensent bien faire en les nourrissant et assurer une meilleure gestion des poubelles qui leur permettent de s’alimenter.

Quand on demande l’avis des naturalistes, ils se déclarent eux aussi pour la solution envisagée par la ville de Dunkerque à savoir les piques sur les toits. Si les goélands sont très présent à Dunkerque, c’est parce qu’ils n’ont plus tellement de zones pour nicher. Les hangars qui leur servaient de toit, dans le port, ont été détruits, et ce, parfois, en pleine période de nidification (ce qui est pourtant interdit). Les goélands ont donc cherché des toits et, au fur et à mesure, ils ont investi la ville, à partir de 2010 environ.

On compte environ 300 couples de goélands à Dunkerque, mais ils sont au final plus nombreux. Ils n’ont pas mauvais goût, car l’endroit très prisé de la ville c’est le musée des Beaux-Arts ! Et oui, pas moins d’une vingtaine de nid ont été recensés sur le bâtiment.  Ce sont les spécialistes, armés de leur jumelle et tablettes numériques, qui ont pour mission de repérer les nids. Parfois, c’est simple pour les repérer, il suffit juste de voir certains toits totalement blancs à cause des fientes !! On a donc, par exemple, compté 20 nids sur le toit du musée des Beaux-Arts ! Encore moins difficile, à la place du lycée Benjamin-Morel : les nids sont à même le sol, puisque rien ne vient les déranger… Carrément !

Pour finir sur le sujet, la solution serait donc de leur aménager un territoire. Donc, le but ultime sera de diriger les goélands, sans doute vers une des darses, et leur aménager un endroit à eux. Pour cela, il faudra donc les empêcher de venir nicher en ville : d’où les piques sur les toits. Il faudra probablement en capturer certains pour leur montrer l’endroit : ils montreront l’exemple, et les autres suivront ! Enfin, on l’espère !

N’oubliez pas, les techniciens se chargent aussi de récolter les informations données par les Dunkerquois, grâce au questionnaire mis en ligne sur le site de la ville, jusqu’à fin août. Pour y accéder, vous pouvez vous rendre sur ce lien : http://www.ville-dunkerque.fr/fileadmin/user_upload/Actualites/2014/2014-06-questionnaire_goelands.docx